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L’intégration d’un nouveau collaborateur

Monde de l'emploi

© 24 heures, 15.11.2017

Vous avez enfin trouvé la perle rare, après un long processus de recrutement. La personne est sur le point de commencer et sa hiérarchie et ses collègues l’attendent avec impatience. Mais comment va-t-elle être accueillie et intégrée au sein de l’équipe et la société ? Faut-il prévoir un plan structuré ou le faire au feeling ?


Une étape clé !

L’engagement d’un nouveau collaborateur semble être le point final d’un processus, parfois long et fastidieux, et il pourrait être confortable d’imaginer que le travail s’arrête là. Or, l’intégration est une étape à ne pas négliger lorsqu’on souhaite construire une collaboration durable et pérenne. En effet, un quart des départs volontaires se passe durant les 2 premiers mois d’activité.

Il n’est plus utile de rappeler combien une erreur de casting coûte chère aux entreprises. S’il apparaît que la tendance est de tout faire pour l’éviter en s’appuyant sur des outils de plus en plus complexes et objectivables au moment du recrutement, il semble que la planification et l’organisation de l’intégration, au delà de la première journée de travail, reste encore anecdotique de nos jours, faute de temps souvent, de méconnaissance de cette étape parfois.

A quoi être attentif ?

Lorsqu’on parle d’intégration, il y a évidemment les fondamentaux : prévoir un poste de travail, des données d’accès, un badge, une adresse e-mail, informer les équipes, préciser le travail attendu, la mission, les objectifs, le rôle, etc. Chacun se découvre ensuite au fil du temps et des journées, ajustant son comportement par ci, ses attentes par là afin de trouver un mode de collaboration fonctionnel.

Mais est-ce vraiment suffisant, voire même efficace ? Et si le succès de cette première phase reposait majoritairement sur la personnalisation de l’entrée en fonction de la personne ? Si elle a été engagée, il est légitime de penser que la décision a été prise en se basant sur la connaissance de ses points forts et ses points d’amélioration.

Il semble ainsi judicieux de réfléchir à comment s’appuyer sur les premiers pour pallier aux deuxièmes, ainsi qu’aux besoins de la personne relatifs à son fonctionnement et sa personnalité. S’agira-t-il de lui exposer les grandes lignes et de la laisser ensuite prendre en main son environnement comme elle l’entend ? Ou aura-t-elle besoin de davantage de suivi et de consignes claires ? Faut-il prévoir quelque chose de particulier en lien avec les personnalités présentes dans l’équipe etc. ?

Un travail d’équipe

Toutes ces questions méritent une réflexion en amont du premier jour du futur collaborateur. Bien entendu, cela n’est pas du ressort unique des RH, ou du manager. Il s’agit avant tout d’une collaboration entre les différentes parties concernées par un nouvel engagement, y compris le collaborateur lui-même, une fois son poste pris.

Cela peut sembler a priori fortement chronophage et pourtant, dans les faits, cela permet bien souvent de gagner du temps et de l’argent. Le collaborateur démarre dans un climat serein, avec des objectifs clairs et une intégration suivie.

Il se sent en confiance, ce qui aura un impact positif sur son bien-être et donc, sa performance et son engagement. Tout le monde ressort gagnant !

Magali Ecabert
Consultante

24 heures