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L’art de se présenter sous son meilleur jour en entretien et… sans mentir !

Postulation

© 24heures, 29.03.2012

« Soyez honnête » est probablement le meilleur conseil que nous puissions donner aux personnes que nous accompagnons dans leurs recherches d’emploi.

« Soyez honnête ET restez positif » est certainement plus adéquat encore !


Ne vous focalisez pas sur vos points faibles

Avant d’entrer en entretien, une vieille habitude veut que nous soyons obnubilés par ce que nous ne savons, ne connaissons ou ne maîtrisons pas. Si le poste exige des connaissances avancées de l’allemand et que nos connaissances nous permettent à peine de commander un verre à la fête de la bière, nous restons focalisés sur ce point qui fait défaut, redoutant tout au long de l’entretien que la question fatidique ne soit posée… et que nos chances se réduisent ainsi à néant !

Les entreprises recherchent souvent un idéal, le fameux « mouton à cinq pattes » et concèdent volontiers que certaines caractéristiques annoncées ne sont finalement pas si indispensables ou peuvent s’acquérir en cours de route. Rappelez-vous donc que votre dossier a intéressé le recruteur et rassurez-vous sur vos qualités.

Axez votre discours sur ce que vous connaissez

En préparant l’entretien, commencez par démystifier les questions relatives à vos lacunes. Plus vous redouterez ces questions, plus vous avez de chance de les aborder de votre propre chef et de scier la branche sur laquelle vous êtes assis !

Laissez le recruteur venir de lui-même sur ces questions si elles l’intéressent vraiment et, dans vos réponses, présentez les choses positivement, en insistant sur ce que vous connaissez et non pas sur ce que vous ne savez pas faire. Prenez les choses calmement et recherchez, dans vos expériences passées, les exemples et compétences transférables dans ce nouveau poste et ce nouveau contexte.

Et si les questions redoutées sont posées ?

Tout d’abord, évitez au maximum de démarrer vos phrases par « non », cela vous met en opposition directe avec votre interlocuteur et vous avez de fortes chances de laisser une impression négative. Cela n’est pas toujours évident : préparez-vous sur les questions délicates et exercez-vous.

Réfléchissez à l’impact positif ou négatif de votre discours sur un tiers. Pensez à construire vos réponses en étant sincère et finissez en mettant en avant les progrès que vous souhaitez faire et les démarches possibles pour y arriver : finissez sur une note positive !

Julie Knezevic
Psychologue du travail

24heures