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Se questionner sur son avenir professionnel – comment vivre cette étape sereinement

Monde de l'emploi

© 24 heures, 22.04.2019

C’est désormais un fait démontré, la majorité des adultes actifs sera amené à vivre plusieurs carrières durant son parcours professionnel. S’il peut être facile d’accepter le principe de reconversion (volontaire ou non) dans l’absolu, c’est autre chose de le vivre soi-même.

 


Cela peut générer beaucoup de stress, de remise en question, de doute, voire de dévalorisation. Alors, face à une période de questionnement, comment passer d’une appréhension négative à un vécu porteur et constructif ?

La première chose, relativement simple, est d’accepter que cela nous arrive. Le fait de ne plus être sûr du métier que l’on souhaite exercer n’est en aucun cas révélateur d’une tendance à l’indécision, d’un manque d’ambition, de performance etc.

Au contraire, cela démontre une capacité à se remettre en question, à être à l’écoute de ses besoins et donc une forme de connaissance de soi. Ensuite, il est important d’analyser la situation et les éventuelles causes de ce questionnement.

Il n’est pas rare que cela soit consécutif à une importante insatisfaction ressentie dans son travail, mais d’où vient-elle ? Est-ce le contenu de son métier qui ne nous intéresse plus ? Ou est-ce les conditions dans lesquelles on exerce ce métier (environnement, hiérarchie, collègues, moyens à disposition, valeurs de l’entreprise etc.) ?

Distinguer ces deux sources possibles n’est pas anodin, car cela influence notre manière d’y répondre. On peut fondamentalement apprécier son travail et ses tâches, mais se sentir en décalage avec son entreprise par exemple. Dans ce cas, il suffit peut-être de chercher à pratiquer la même activité, mais dans un autre contexte.

De manière générale, réfléchir à son parcours, à ses expériences et à ce qu’on en a retiré, de même qu’à ses valeurs, à ses facteurs de motivation mais aussi aux situations qui nous ont mis en difficulté permettra sans doute de clarifier et d’affirmer ce qu’on souhaite pour la suite.

En parallèle, noter toutes les idées que l’on a en termes de projet professionnel, même les plus « folles », pour ensuite filtrer petit à petit en fonction de l’analyse décrite ci-dessus. Enfin, ne pas oublier le côté positif de cette phase de vie : le champ des possibles s’ouvre, sa connaissance de soi et son positionnement personnel augmentent, et on en ressort grandi en tant que professionnel et en tant qu’individu.

Des qualités qui seront toujours – et quoiqu’il arrive – valorisées par le marché du travail.

Magali Ecabert
Consultante
 

24 heures