Le senior en recherche d’emploi face aux idées reçues

8.06.2017

Passé 50 ans, la recherche d’emploi devient plus difficile. Le senior au chômage souffre des idées reçues et peine à convaincre le recruteur de ses compétences. Face à la concurrence, le quinquagénaire doit se démarquer et « sortir » du lot. Alors que les entreprises craignent le manque d’expérience des juniors, d’autres doutes les empêchent de prendre le « risque » d’engager une personne de plus de 50 ans.


«Le senior ne s’adapte pas»

Un des nombreux stéréotypes dont souffre notre quinquagénaire est qu’il n’est plus « dans le coup », notamment du point de vue des nouvelles technologies. Le recruteur se demande s’il va parvenir à s’adapter et a donc besoin d’être rassuré.

La première impression étant primordiale, l’envoi du Curriculum est une opportunité pour démontrer son adaptation au digital.En effet, la mise en page d’un CV bien fait est importante ainsi que le biais par lequel on le fait parvenir, l’email étant le mode d’envoi prôné actuellement.

Une fois, que le recruteur a pris connaissance de son parcours, il va faire des recherches sur le candidat.Avoir un profil à jour sur les réseaux sociaux professionnels est également un élément clé pour démontrer que le senior s’est adapté à l’ère du numérique.

« Le senior n’est pas dynamique »

Tout le monde sera d’accord pour dire que le senior est un atout précieux en entreprise et qu’il dispose de compétences techniques et interpersonnelles non négligeables. En revanche, le recruteur craint qu’il ne soit pas assez dynamique pour la culture de son entreprise. Envoyer une courte vidéo de présentation sur soi avec son CV peut ainsi être une idée intéressante.

Pratique encore peu répandue, le senior aura l’occasion de se démarquer concrètement et donnera envie au recruteur de le rencontrer. Que ce soit à l’entretien ou en amont, le senior se doit de mettre en avant son dynamisme. L’activité dans le milieu associatif, les formations continues récentes ou encore les passions pour l’alpinisme ou la voile, font partie intégrante de la vie du candidat et de ce qui le définit en tant que personne. Le recruteur devrait donc avoir accès à ces informations ; le tout est d’en parler avec enthousiasme et humilité.

« Le senior coute trop cher »

Une autre idée reçue qui n’est que partiellement vrai. En effet, le coût des cotisations sociales augmente pour les employés plus âgés mais c’est l’un des seuls.

Aujourd’hui, les écarts de salaires ne sont plus les mêmes entre les générations et contrairement au junior, le senior n’a pas besoin d’une formation intensive pour être autonome. Le recruteur n’attend que sur le candidat pour le lui démontrer lors des échanges.

Dépendant du domaine d’activité, proposer des journées d’essai sans engagement ou de s’investir de manière bénévole sur un projet sur une courte période sont des pratiques de plus en plus courantes.

De manière générale, nous avons tendance à oublier que cette génération des seniors est passée du vinyle au MP4, de la correspondance écrite aux emails incessants et est toujours active dans notre société. Sa capacité d’adaptation n’étant plus à démontrer, faisons confiance au senior qui en a encore sous le pied.

Olivia Capua
Consultante

 

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